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Aujourd'hui les enfants ne jouent plus dans l'herbe, ils la fume ! Ϟ Liberty

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Riley S. Joplin
RILEY I am a jedi

☇ ECLATS DE RIRE : 53
☇ ARRIVEE : 04/10/2011
☇ PSEUDO : NANA
☇ CELEBRITE : Ashley/Mary Kate Olsen
☇ CREDITS : cristaline

MessageSujet: Aujourd'hui les enfants ne jouent plus dans l'herbe, ils la fume ! Ϟ Liberty Dim 9 Oct - 15:02

Liberty & Riley
« On est au fond du trou et on creuse encore. »


J'essayais de rester concentré, mais avec le joint que je venais de finir, c'était assez compliqué. Liberty allait encore me passer un sacré savon. Savon qui passerait par une oreille et ressortirait par l'autre, elle le savait. Peut-être qu'un jour elle finirait par abandonner l'idée même de me sermonner. Elle n'était pas tellement mieux au fond. A nous deux, nous avions une drôle d'allure. Notre vie n'était pas saine et nous le savions parfaitement. Pourtant, nous étions incapables de vivre autrement. Chacune se détruisait et détruisait l'autre par la même occasion. Et si Liberty semblait être beaucoup plus résistante que moi, la vérité était tout autre. Je le savais. Je connaissais ma sœur par cœur. Si en apparence elle donnait l'impression d'être la plus forte des deux, nous savions qu'elle faisait ça dans le seul but de me voir remonter la pente. Au fond, nous étions aussi paumés l'une que l'autre. Toutes les deux au fond du trou et toutes les deux en train de creuser encore. Nous étions pathétiques, mais plutôt crever que de l'avouer. Et si tous les soirs j'allumais un joint pour me donner du courage, Liberty se contentait d'une fête le plus souvent possible. C'était assez bizarre. Ils nous arrivaient souvent de comparer nos corps amaigri devant une glace. Aussi anorexique l'une que l'autre nous refusions l'idée même de formuler à voix hautes nos problèmes. Que ce soit elle ou moi nous savions que l'autre avait des problèmes mais, sachant que nous étions incapables de formuler les nôtres à voix hautes, nous n'allions pas chercher des poux à l'autre, pas lui demander d'en parler. C'était un pacte qui n'avait jamais était scellé mais, qui existait malgré nous. Après tout, je me savais incapable de dire à voix haute « oui, j'ai un problème » alors pourquoi est-ce que j'exigerais de ma grande sœur qu'elle avoue qu'elle en avait un elle aussi ? Je savais que ce n'était pas la bonne solution tout ça et pourtant je continuais mes bêtises et elle continuait les siennes. Nous faisions semblant de ne pas entendre les vomissements de l'autre et l'une des questions qui n'était jamais posée à la maison était « tu as faim ? » ou « on mange quoi ce soir ? » Encore une fois, cela faisait partie de notre pacte imaginaire. Et si nous étions incapables de formuler tout cela à voix haute, il y avait une bonne raison. Nous ne voulions pas que l'autre sombre un peu plus en croyant avoir fait une erreur. Alors, chacune gardait ses propres problèmes pour elle-même. De toute façon, je n'étais bonne qu'à entrainer Narcisse vers le fond avec moi. Et si je gardais la tête hors de l'eau plus d'une demi-seconde, une nouvelle vague m'arrivait en plein dans la figure sans que je n'aie eu le temps de prendre ma respiration pour éviter de couler. C'était aussi horrible que ça en avait l'air. Et si chaque soir je me glissais dans le lit de Liberty dans l'espoir de chasser le même cauchemar que je faisais depuis 4 ans c'était peut-être parce que j'étais incapable de m'en sortir. Mais au fond, je savais que je n'avais même pas essayé de me battre pour sortir la tête de l'eau. Et si beaucoup trouvait que cela faisait un petit moment maintenant que j'aurais dû faire le deuil de mes parents c'est qu'ils ne comprenaient pas ma vision de la vie. J'avais grandis dans le seul but de faire quelque chose qui aurait rendu mes parents fiers de moi et à présent qu'ils n'étaient plus là, je n'avais aucune raison de faire quelque chose qui aurait pu les rendre fier. Bien sûr, j'aurais pu transposer cette vision de la vie sur Liberty. Mais elle était encore moins en état que moi d'affronter la vie. La seule chose que j'aurais pu faire pour elle c'était la pousser chez un psychologue et m'enfermait dans la pièce avec elle jusqu'à que nous avouions que nous avions un réel problème. Mais est-ce que cela nous aurait aidés ? Avouer que nous avions un problème aurait-il était une sorte de déclic pour nous ? A présent, je ne savais plus si quelque chose ou quelqu'un était encore en mesure de nous aider. Nous étions totalement paumés.

Cela me rappelait un jour où ma sœur et moi étions dans la forêt. Il y en avait très peu près de là où nous habitions et nous avions profité d'un séjour en France au mois d'octobre pour enfiler une paire de bottes et aller ramasser des châtaigne dans une forêt. J'avais voulu essayer d'attraper une bogue sans gants et je m'étais piqué. Liberty m'avait vue faire et était resté avec moi alors que nos parents avancés. Et en quelques minutes, nous nous étions perdu. Ce ne fut que lorsque je m'étais mis à pleurer encore plus fort que d'habitude que mes parents c'étaient retournés et était revenu sur leur pas. Heureusement que j'avais choisis des bottes d'une couleur qui n'avaient rien à voir avec la forêt parce que sinon jamais nos parents ne nous auraient retrouvé. Malgré les sanglots bruyants que je produisais. Ce fut l'une des seules fois où nos parents n'avaient pas fait attention à nous. Et aujourd'hui, alors qu'ils n'étaient plus là, je me demandais si quelqu'un faisait encore réellement attention à nous. Bien sûr, nous nous avions l'une et l'autre. Et j'avais Narcisse, qui veillait sur moi mais, ce n'était pas pareil. Si je n'avais jamais osé me révolter contre mes parents, à présent je ne faisais que ça. Et je refusais l'aide de Liberty et de Narcisse car je me persuadais moi-même petit à petit que je n'avais pas du tout besoin d'aide. Alors que j'avais besoin d'aide. J'en avais totalement conscience. Mais je n'étais pas assez forte pour m'en sortir, je le savais, je m'en étais convaincu depuis longtemps. Si je décidais de tout arrêter, je replongerais aussi sec.

L'arrivée de Liberty me sortit de mes pensées. Je ne pris même pas la peine de jeter le joint sur lequel je tirais depuis quelques minutes. Ce n'était pas la peine, elle savait que j'étais incapable de rester à ne rien faire sans me mettre à fumer. Ce qu'elle n'arrivait pas à comprendre par contre c'était pourquoi je ne faisais pas comme tout le monde et me contentais de cigarette. La réponse était simple, cela ne me faisait plus aucun effet. Au contraire du joint sur lequel je tirais maintenant. J'étais une bizarrerie à moi toute seule. Je me contentais de fumer des joints parce que cela m'apaisait. Beaucoup serait passé à quelque chose de plus fort depuis longtemps maintenant. Mais après un an à fumer des cigarettes, j'étais passée au joint et je me contentais de ça depuis 3 ans maintenant. La douce sensation de bien être m'envahit mais l'habitude me faisait garder les idées claires. Quoi qu'il arrive, j'allais réussir à suivre toutes la conversation avec Liberty. J'aurais pu dire que je me faisais pitié, mais je n'étais pas prête à me prendre en main de toute façon. « Salut toi » réussis-je à articulais. J'avais hâte après une journée de travail d'entendre la voix douce aux intonations pleines de musiques de ma grande soeur. C'était l'une des plus belles mélodies qu'il m'est était donné d'entendre et celle que j'aurais écouté pendant des heures. Je tirais une dernière fois sur le joint avant de l'éteindre et de le jeter dans la poubelle pas loin. En le lançant habillement puisque j'étais assise en tailleur dans l'herbe. Si certains était des pro' dans l'art du lancer d'éponge jusqu'à l'évier, j'étais moi une pro' du lancer de joint jusque dans la poubelle. Discipline aussi pathétique que je l'étais. « Tu as passé une bonne journée ? » Un petit sourire naquit sur mes lèvres tendis que j'observais ma sœur.
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Liberty S. Joplin
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» the notebook.
J'ai: 21 ans
Je Suis: Chanteuse dans un Bar
Mon Carnet d'Adresses:
MessageSujet: Re: Aujourd'hui les enfants ne jouent plus dans l'herbe, ils la fume ! Ϟ Liberty Lun 10 Oct - 20:01



J'ouvrais difficilement les yeux et fixait le plafond blanc. Il était fissuré à certains endroits, comme le sol d'Afrique, lorsqu'il n'y a pas d'eau. Des longs traits, certainement causés par l’inondation que le voisin du dessus avait bêtement causer quelque mois plus tôt en laissant sa baignoire se remplir trop longtemps. Quel con. Je me retournais, toujours à moitié réveillée et prit mon téléphone pour regarder l'heure. 3:45pm. J'avais dormi une bonne partie de l'après-midi, comme presque tout les jours d'ailleurs. L’inconvénient de travailler de nuit. J'observais mon fond-d'écran. Riley et moi, enlacer, bras dessus, bras dessous, riant aux éclats sur une plage. Je me souviens parfaitement de ce jour là. De cette semaine là même. C'était nos dernière vacances familiales, et on étaient encore heureux tous. Le soleil brillait, et je tenais mon chapeau, pour ne pas que le vent l'emporte. Riley elle; elle était accrocher à moi, comme on accroche une poupée qu'on aime passionnément et qu'on ne veux prêter à personne. C'était en Août, et nos parents sont morts en Novembre. A cette époque, je me souciais encore que de ma petite personne, et ma sœur ne fumait pas encore. Ni cigarettes, ni pétards. Rien. On allaient bien. On étaient des adolescentes normales, qui avait leur petit groupe d'amis, et qui aimait vivre au jour le jour. Je commençais à peine à chanter dans les bars pour gagner ma vie. Et puis tout à basculer.
Je me levais difficilement, ma tête encore endommager par la soirée que j'avais faite hier. A vrai dire, j'avais tellement bu que je me souviens à peine d'avoir fait quelque chose. Quelqu'un avait du me ramener. Je me dirigeais vers la salle de bain en trainant les pieds et fit couler l'eau. Le contact de la chaleur ma peau détendit mes muscles engourdis, et après une bonne demi-heure, je finis par sortir et m'enrouler dans une serviette pour aller boire un grand café. Routine matinale, déplacée dans l'après-midi. Mon portable sonna, et je courrais pour décrocher, avant de comprendre que je venais simplement de recevoir un message.
«Le petit parc à 16h30 ? Bisous, Riley»
Je souris et regardait la pendule de la petite cuisine. Il était déjà 16h, et je devais me dépêcher si je ne voulais pas être en retard. Je courrais dans ma chambre et attrapait les première fringues qui me passait sous la main. Une robe blanche, bustier, un gilet noir. J'enfilait rapidement un collant, passait des chaussures noirs simple, et attrapait mon foulard rose et bleu que je nouais autour de la tête. Un look totalement anglais quoi. Deux gros bracelets en bois, et mes lunettes de soleils. Je pris mon sac à coté de la porte et sortit, me dépêchant le plus possible.

Les rues étaient pleines. Des filles, des garçons, des Hommes pressées, des Femmes stressées. Ils couraient tous dans tout les sens. Ça me rappelait un peu New-York. On y a habiter pendant 1 mois avec Riley, tout juste avant de venir à Folly Beach, et de reprendre contact avec Janis. A NY, les gens cours partout et ne font attention à rien. Juste à eux. Je pris la rue principale qui traversait la ville, et me dirigeait vers Folly East, ce qui faisait une sacrée trotte, puisque notre appartement se trouvait à Folly West. Je passais devant la Mairie, le Zara's Coffee, le Lycée. Je me souviens de ma période lycée. J'étais dans un établissement privé, comme tous les anglais d'ailleurs. Le port de l'uniforme reste la chose la plus traumatisante que j'avais eu à subir dans ma jeunesse. Cette jupe en polyester grise et cette chemise en coton blanc m'avait filer des nausées pendant 3 ans. Jusqu'à ce que je dise merde et que je décide d'arrêter l'école d'ailleurs. En marchant, je passais devant une pâtisserie. Je m'arrêtais devant la vitrine remplie de gâteaux, cupcakes et autre cheesecake. Depuis la mort de mes parents, Riley et moi étions devenues anorexiques, ce qui signifiait que nous n'avions pas manger quoi que ce soit de très sucré depuis une éternité. Quand nous étions petites, ma mère avait l'habitude de nous faire des cupcakes que nous dévorions avec un appétit titanesque. Elle avait l'habitude d'en faire de plusieurs couleurs et pour nos anniversaire, elle en faisait en forme de gâteau d'anniversaire. J'adorais ça. Mais je n'en avais pas manger depuis quatre longues années, par manque d'appétit, d'envie, ou même de temps. Je soupirais et poussais la porte de la pâtisserie. Il fallait traiter le mal par le mal.
« Bonjour, j'aimerais avoir un cupcakes à la pomme s'il vous plait. »
La pâtissière me sourit et me servit. Je payais, et sortit du magasin, tenant fermement le petit emballage. D'habitude, je tenais 200 mètres avant de jeter le petit sac, mais cette fois, je devais résister et manger ce gâteau. Je devais, et j'allais y arriver.

Le parc était une grande étendu de verdure, dans laquelle plusieurs types de personnes pouvait se croiser. Les jeunes mamans et leurs poussettes, discutant entre elle de leur nouvelle vie, les joggers, soucieux de leur apparence, courant et soufflant comme s'il allait cracher leurs poumons, les enfants qui jouent en criant, et puis les vieux couples, assis sur les bancs, se tenant par la main, et profitant de leur amour aussi tenace que le tronc d'un chêne. Je me dressais sur la pointe des pieds pour trouver ma petite sœur, certainement assise au milieu de l'herbe, et je la repérais assez rapidement, grâce à la fumée blanche montant vers le ciel bleu. Elle était assise en tailleurs, sa tête basculer vers l'arrière, entrain de déguster les rayons de soleil, et certainement entrain de penser à quelque chose. Elle avait un tee-shirt blanc rentrer dans son pantalon noir, et un gilet de la même couleur. A coté d'elle était poser mes docs martens qu'elle avait du encore du m'emprunter, comme chaque fois qu'elle n'avait rien à se mettre. Je souris, et avançait pour la rejoindre.
« Salut toi » Première phrase de l'après pétard un peu raté, mais l'intention était là. « Salut ptite sœur. ». On n'avait qu'un an de différence, mais j'aimais bien rappeler que j'étais la plus vieille des deux. Une manière de me dire que je lui servais un peu à quelque chose quand même. On aurait presque pu être jumelle à y réfléchir. « Tu as passé une bonne journée ? » me demanda-t-elle en souriant. Les moments où Riley souriait étaient tellement rares, que lorsqu'elle le faisait sincèrement, je me délectais de son expression comme d'un petit gâteau. Je souriais à mon tour, trop heureuse d'être prés d'elle. « Je me suis levée il y a une heure. Jack Daniels n'était pas mon pote hier soir. J'ai pris cher. » lui dis-je, même si elle avait du m'entendre rentrer hier soir, pas du tout comme j'aurais du être. Bonjour l'exemple. Elle se retourna pour jeter son pétard. Ca m'avait toujours fait rire ça. Ma petite sœur ne laissait jamais ses mégots au sol. Non non, elle les jettent dans les poubelles, et si les poubelles ne sont pas à proximité, elle les garde dans ses poches pour les jeter plus tard. Quel écologiste. « J'ai fais un truc de ouf Riley. » Je sortis lui montrais le petit sac contenant la pâtisserie que j'avais acheter quelque minutes plus tôt. « Tu te souviens ? Quand Maman en faisait pour le goûter. On en mangeait comme si notre vie en dépendait... Et là, je m'apprête à faire un truc qu'on aurait du faire il y a longtemps. ». Riley m'observa avec de grands yeux, imaginant la suite, mais ne voulant pas y croire. Je sortie le gâteau de son sachet, et l'observait quelque secondes, redoutant l'action que j'allais faire. Mais une autre partie de moi me disait qu'une fois que j'avais fait ce que j'avais à faire, notre rétablissement et notre cicatrisation pourrait peut-être commencer correctement.
Je regardais ma petite sœur, lui sourit, et baissait la tête vers le gâteau, fermait les yeux et croquait à pleine dents dans la crème bleuté. Le goût qui envahie mes papilles fût la chose la plus merveilleuse que j'eus à vivre en quatre ans. Un avant goût de paradis. Le goût de la nourriture, multipliée par cent, puisque je n'avais rien manger depuis presque trois jours. Je mâchais, et avalait le morceau, et rouvrit les yeux, un sourire radieux ayant prit place sur mes lèvres.
« A toi Riley. Tu verras, c'est pas si dur. » lui dis-je en l'embrassant sur la joue. Je lui tendis le gâteau, attendant qu'elle ouvre la bouche, ou qu'elle le prenne. Mais je ne voulais qu'une seule chose : qu'elle croque dans ce foutu gâteau.
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